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Dans l’habillage des bouteilles de bière, les étiquettes et contre étiquettes sont en première ligne. Dans cet article nous allons aborder : les difficultés de pose, les problèmes de collage et d’aspect des étiquettes après pose tel que le bullage en mettant en évidence les causes et les remèdes possibles.
Remarquant régulièrement sur des bouteilles dans le commerce de vilaines traces de colles persistantes et sachant que la plupart des microbrasseurs ont bricolés leurs premières étiquettes avec des supports pas forcements adaptés, nous avons constaté que les micro-brasseurs et brasseurs qui lancent leurs productions sont confrontés à certains problèmes d’étiquetages, notamment le bullage causé par la condensation.
Nous avons voulu en savoir plus sur les colles des étiquettes et sommes allé à la rencontre d’un imprimeur où nous avons rencontré Maxime Remy, responsable marché bière et Jean-Claude Magnin, responsable technique et méthode. Comme ils ont pour credo d’allier esthétisme et performance, ils nous ont tout expliqué sur les colles et leurs contraintes.
Analysons les phénomènes au travers des divers acteurs en présence susceptible d’interagir entre eux dans les interfaces :
1 – La bouteille, son état de surface, et ses traitements de surface
2 – Les étiquettes, les supports, leurs états de surface, les traitements.
3 – Les divers types de colle
4 – La pose des étiquettes.
5 – L’embouteillage
1 - Le verre de la bouteille :
L’état de surface du verre est la résultante d’une alchimie complexe due à la température des paraisons, à l’usure des moules et au divers traitement de surface inhérent au processus de fabrication.
Ainsi la surface du verre de la bouteille n’est ni homogène, ni parfaitement cylindrique, altérant parfois ponctuellement la capacité d’adhérence de l’étiquette.
La cylindricité de la bouteille dépend beaucoup de l’état des moules qui ont une durée de vie à surveiller.
Pour faciliter le passage de ces bouteilles sur les convoyeurs des verriers et des embouteilleurs, conférer aux bouteilles une bonne résistance à l’abrasion et aux rayures, des traitements de surface du verre de la bouteille sont nécessaires.
Conséquences :
Les problèmes d’adhérences de l’étiquette sur la bouteille peuvent venir de la nature des matériaux en contact et l’état de surface du verre constituant la bouteille en elle-même.
Les traitements des bouteilles inadaptés, ou mal effectués peuvent engendrer des problèmes de collage type bullage.
Prenant bien en compte que les bouteilles sont produites dans le respect de normes qui définissent notamment la tension superficielle, appelée aussi mouillabilité et d’engagements techniques des producteurs qui définissent les tolérance dimensionnelles et de rectitude.
(Nota : La tension superficielle est une force qui se détecte au niveau de toute interface entre deux milieux différents. Dans nos propos : verre et colle de l’étiquette ou colle et face intérieure de l’étiquette).
Afin de déterminer la tension de surface ou mouillabilité d’une surface on peut mesurer l’angle d'un liquide déposée sur celle-ci avec des appareils sophistiqués en utilisant l’équation de Young ou bien plus simplement en utilisant divers crayons feutre Test Dyne, dont l’encre contenue correspond à des niveaux de mouillabilité différents, pendant un temps donné.
Une procédure de test doit être respectée (mentionnée sur les emballages de ces crayons feutres)
Les crayons feutre disponibles ont des valeur de tension de surface de 2 mN/m en 2 mN/m depuis 30 mN/m jusqu’à 70 mN/m. Les crayons feutre sont livrés en coffret.
Les encres contenues dans les crayons feutre sont conformes aux normes en vigueur.
Les mouillabilités les plus aptes à un bon collage, doivent être égales ou supérieures à 38/40 dynes.
Ces crayons feutre « TEST DYNE » sont vendus dans le commerce spécialisé par plusieurs entreprises.
Les bouteilles présentent une surface étiquetable repérée sur le plan de l’article, les tests doivent être effectués sur ces surfaces.
Pour l’aspect rectitude, un contrôle peut être effectué toujours sur la surface étiquetable. Il est admis une déformation ne dépassant pas 0,5 mm.
2 – a - Les étiquettes (supports dits secs) :
La structure du papier pour étiquette n’est pas différente des autres papiers destinés à l’impression écriture. Ces papiers sont constitués de plusieurs couches de fibres blanchies puis la surface devant recevoir l’impression reçoit un traitement, est apprêtée, c’est dire qu’il est étendu sur celle-ci des produit type du Kaolin, qui rendent cette surface plus fermée, plus lisse et homogène pour qu’elle puisse être imprimée facilement avec un rendu de l’impression le plus proche possible des attentes du client.
La face opposée qui reçoit la colle reste généralement plus rugueuse pour faciliter l’accrochage des divers types de colle.
Afin de répondre à une demande de plus en plus importante de supports plus riches, texturés, les producteurs de papiers spécialisés (papetiers), mettent plusieurs nouvelles références sur le marché chaque année. Ces supports peuvent être de différents grammages, couchés ou texturés, brillants ou mats, de diverses couleurs et de diverses matières (papier ou synthétique type PP, PE, PET..).

(Exemple de Nuancier de Papier d'etiquettes)
2 – b - Les supports pour étiquettes adhésives :
L’étiquette auto-adhésive est un complexe livré prêt à l’emploi, voir le schéma ci-dessous.
La part de ces étiquettes adhésives (bobine) représente environ 50 à 60% du marché total, celle de l’étiquette sèche (feuille) les 40 à 50% restants, mais le chiffre de l’étiquette sèche est à la baisse. Le choix des papiers et des finitions possibles sont en effet plus importants pour les étiquettes adhésives, et la pose des étiquettes aux découpes complexes est également facilitée.

3 – Les colles
Typologies des Colles :
Il existe 3 grandes catégories de colles : les colles à bases caoutchouc, les colles à bases acryliques qui ont pour principes “actifs” des adhésifs à base de mélanges polymères/résines ou caoutchoucs/résines et les colles thermofusibles (dites aussi hot-melt)
Répondant aux différentes contraintes de productions et de marchés, certaines nouvelles colles acryliques sont spécialement conçues pour la consigne.
Les colles caoutchouc, sont un mélange caoutchouc/résines naturelles ou synthétique comme le polychloroprène et ont pour avantage d’avoir un Tack (ou pégosité) initial fort, destiné le plus souvent à l’utilisation des bouteilles en milieu humide (Réfrigérateur, seau à glace, cave..).
La pégosité (adhésion/accroche soit le caractère collant (poisseux) d'un matériau), est la faculté d'adhérer à un substrat dans le cadre d'une application donnée et des conditions de retrait spécifiques.

Formule du Chloroprène caractérisé par deux doubles liaisons carbone-carbone
L’avantage des colles caoutchouc est qu’elles s’adaptent parfaitement aux irrégularités du verre, et si l’étiquette est parfaitement bien collée sur toute sa surface, alors, cela évite bien des problèmes.
Les colles acryliques, dont la base est l’eau, sont les plus utilisées. Bien qu’ayant un Tack initial plus faible, elles sont plus résistantes dans le temps. Pour la petite histoire, à la fois résistantes, légères, transparentes, on les utilise beaucoup aussi chez les dentistes…

Formule du Métacrylate de méthyle avant polymerisation radicalaire
Les colles adhésives permanentes enlevable à l’eau (différentes de uniquement enlevable, à base de vinyl monomère), étaient quant à elles idéales pour les bouteilles consignées, facilitant ainsi le lavage et évitant les vilaines traces de colles sur les bouteilles mais sont aujourd’hui quasiment plus utilisées.
Pour que votre étiquette soit retirable grâce à une solution saline et à 70°, préférez une colle à base acrylique. Ce process est plus souvent utilisé chez les utilisateurs d’étiquettes sèches (feuilles).
Ainsi si vous êtes pico-brasseurs ou micro-brasseur et que vous achetez votre colle sur catalogue ou dans un magasin, vérifiez bien qu’elle soit adaptée à l’utilité que vous voulez donner à votre bouteille.
- Le choix de la colle peut être conditionnée par une politique écologique (mais sachez qu’il n’y a pas de recyclage possible pour l’instant dans l’étiquette adhésive), par une politique de réutilisation (privilégiez l’étiquette sèche) mais aussi par,
- Le choix du support (si papier = préférez-le certifié FSC
ou PEFC
si synthétique = moins écologique et pas de finitions type gaufrage, galbe ou évidage) et aussi par,
- Le choix de l’imprimeur (préférez Imprim’vert
).
A surveiller :
Tout endroit de l’étiquette n’étant pas encollé ou mal collé sur son support (verre pour bouteille ou inox pour fût) va être sensible aux variations de températures, d’humidité et formera des bulles et cloquera assez rapidement.
Les colles caoutchouc peuvent par exemple se ramollir si elles sont soumises à des températures très élevées. Le papier peut se distendre par absorption de l’humidité ambiante ou plus simplement par l’eau de la colle dans les parties non collées. Ainsi les deux phénomènes peuvent créer le bullage.
Afin de stabiliser l’humidité du papier des étiquettes en bobines ou en feuille, un entreposage au « frais et au sec » est recommandé (température idéale de 20-25°C et une hygrométrie/humidité stable de 50 % environ).
Une répartition homogène de la colle au dos de l’étiquette est aussi à surveiller (visible au travers de la bouteille si celle-ci n’est pas remplie, alors la partie foncée qui représente la colle sera étendue sur toute la surface de l’étiquette).
Les colles « thermofusibles » (hot melt) sont des matières qui doivent être soumises à la chaleur avant d’être appliquées sur l’étiquette. Elles se solidifient en refroidissant en assurant ainsi le maintient solide de l’étiquette sur le verre de la bouteille. Elles sont réservées à des cas difficile de collage (nature de l’étiquette, bouteilles en autre matériau que le verre). Elles nécessitent un matériel adapté et sont plutôt réservées à des lignes hautes cadences.
4 - Pose de l’étiquette sur la bouteille:
L’action mécanique de la pose peut être un facteur de cloques (bullage) ou de plis (horizontaux ou verticaux), il faut veiller à bien coller son étiquette sur la surface plane de la bouteille (voir plan de la bouteille et la partie réservée à cet effet) et faire bien attention à ne pas avoir non plus d’étiquettes trop longues qui pourraient avec le temps, par le facteur de forme, exercer une contrainte et donc se décoller, surtout dans les coins ou angles. La technique de pose et de lissage des étiquettes peut avoir une influence sur l’aspect final.
Les bulles sont dues à une absence d’adhérence initiale entre l’adhésif et la bouteille et à des phénomènes d’humidité. (Mouille ou HR Humidité relative ambiante)
Les plis ou bulles qui apparaissent peu de temps après la pose automatique ont le plus souvent pour facteurs :
- le stockage des bouteilles dans des conditions chocs de température du a une humidité relative trop importante, car le papier non encollé (étiquette sèche) a tendance à se distendre.
- à la pression des systèmes d'application des étiquettes, vérifiez bien les réglages de votre étiqueteuse (mousse de pression, état des brosses, vitesse d’embouteillage, propreté du matériel..).
Les problèmes et cas particuliers avec quelques explications :
Dans le cas d'un étiquetage traditionnel, des vaguelettes aux extrémités des étiquettes peuvent apparaitre. Elles ne se manifestent généralement pas en conditions normales de stockage, mais lorsque l'humidité est élevée.
Les machines déposent la colle par lignes. Entre les lignes, se trouvent des zones de non contact qui seront plus sensibles aux reprises d'humidité.
Dans l'auto-adhésif, ces vaguelettes sont créées principalement par l'emploi de mousses de pression trop souples ou déformées par l’usure sur les machines de pose automatique, empêchant le bon contact adhésif + verre, surtout dans la dernière partie de l’étiquette. Ceci est accentué si les papiers employés ne sont pas traités REH (anti-humidité). Ce qui n’est pas le cas des papiers synthétiques (pas besoin d’être REH).
Bien entendu avant de changer de solutions de collages d’étiquettes, vérifiez bien la compatibilité de votre matériel d’étiquetage, de la colle utilisée et effectuer des tests avec votre imprimeur afin de trouver la combinaison idéale de : supports + adhésifs + revêtements.
Dans le domaine du visuel de l’étiquette : Attention, si vous avez un graphiste, celui-ci n’a pas forcément compétences dans les process d’impression et d’embouteillage, l’idéal est de mettre en relation votre graphiste et votre imprimeur (Souvent, les imprimeurs possèdent leur propre service graphique).
5 – L’Embouteillage
90% de l'étiquetage des bières se fait avant un embouteillage à froid pour éviter la condensation à la bouteille et le bullage des étiquettes.
La bière pouvant être embouteillée déjà effervescente ou non encore fermentée. Aujourd’hui le rapport est de 50/50
Nous remercions vivement MM Maxime Remy, responsable marché bière et Jean-Claude Magnin, responsable techniquequi nous ont fourni la plus grande partie des informations techniques nécessaires à l’écriture de cet article. Notre partenaire étiquette est à votre disposition pour toute information technique et commerciale qui vous serait nécessaire.
Chaque cas étant particulier, nous vous invitons à prendre conseil en premier lieu auprès de votre fabricant d’étiquettes.
Vincent Ferrari
Références :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Colle
http://sciences-physiques.ac-montpellier.fr/ABCDORGA/Famille3/COLLES.htm
http://www.msc.univ-paris-diderot.fr/~cgay/documents/200801_cyprien_gay_cours_adhesifs.pdf
http://www.miseenbouteille.info/etiqadh.htm
http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr/memoire/2012/etiquetage-moule-in-mould-labelling.htm
L’UNFEA : http://www.unfea.org/l-etiquette-adhesive/les-guides-techniques-unfea
Le CETIE : http://www.cetie.org/fr/fiches-de-recommandation-fs_20.html
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Dans notre première partie, nous avons vu quelles étaient les mentions obligatoires à apposer sur vos étiquettes, dans cette seconde partie nous aborderons les autres informations qui sont utiles surtout en France, ou une éducation des consommateurs est nécessaire

Température ambiante ou spécifique
- Nombre d'unités d'alcool (1 unité = 10g d'alcool pur)
Le verre qui convient le mieux à votre bière, à votre région : Ballon, Calice, Chope, Flute, Tulipe, Weize,…
et éventuellement la manière de servir ou le niveau de mousse idéal.
Type d'accompagnement culinaire, saveurs,…
- Informations Nutritionelles : calories,...
Triple, Porter, IPA, Stout, Sour,… parfois il est intéressant de montrer aux consommateurs que la bière c'est plus de 380 variétés et leurs origines.
Vous pouvez également en profiter pour décrire l'aspect visuel, l'odeur et les flaveurs de la Bière à l'image de ce que recommande Cyclops Beer au Royaume-Uni.
- Couleurs de Bières :
Plus que Blonde, Rousse ou Brune, quelle est la couleur de votre bière ?
Ces couleurs sont « standardisées » selon le degré Lovibond (SRM) ou EBC (European Brewery Convention) Il se mesure en calculant l'atténuation de la lumière traversant 1cm de bière.
Couleur |
SRM |
EBC |
Type de Bières |
|
2 |
4 |
Pale lager, Witbier, Pilsener, Berliner Weisse |
||
3 |
6 |
Maibock, Blonde Ale |
||
4 |
8 |
Weissbier |
||
6 |
12 |
American Pale Ale, India Pale Ale |
||
8 |
16 |
Weissbier, Saison |
||
10 |
20 |
English Bitter, ESB |
||
13 |
26 |
Biere de Garde, Double IPA |
||
17 |
33 |
Dark lager, Vienna lager, Marzen, Amber Ale |
||
20 |
39 |
Brown Ale, Bock, Dunkel, Dunkelweizen |
||
24 |
47 |
Irish Dry Stout, Doppelbock, Porter |
||
29 |
57 |
Stout |
||
35 |
69 |
Foreign Stout, Baltic Porter |
||
|
40+ |
79 |
Imperial Stout |
|
70 |
138 |
Imperial stout |
Degré de filtration, « résidus » éventuels
Soit exprimée textuellement soit avec le critère IBU (International Bitterness Unit) qui mesure les agents d'amertume du houblon, les isohumulones qui stabilisent également la mousse : une part par million (ppm) d'isohumulone (acide Þ) = 1 IUB. Plus la quantité d'IBU est élevée plus l'amertume de la bière est importante.
Le degré Plato (°P) peut également être une donnée intéressante, il exprime l'équilibre entre le sucré et l'amer.
En parallèle, vous pouvez également décrire la douceur/sucrosité de la bière, et aussi son acidité comme le proposait l'Iris du goût au Canada.
Les ratios BU:GU - Amertume/Densité et celui d'amertume relative - RBR pourrait être également de meilleurs indicateurs pour les amateurs d'amertume!
Température de conservation et position idéale de conservation (coucher/debout)
La Capacité de Bonification dans le temps, ou le potentiel de conservation sans dégradation.
Donnez envie d'en savoir davantage : votre brasserie, votre bière, vos autres productions, votre région, vos traditions, votre Légende,…
et aussi votre site internet, vos profils sur les réseaux sociaux et autres...
1ère Partie - Créer une Etiquette de Bière : Les Obligations Légales
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Les opérations de productions et de nettoyages dans les activités brassicoles génèrent de grandes quantités d’effluents. Les matériaux utilisés, notamment dans la cuverie, peuvent avoir une incidence organoleptique importante, mais les coûts de nettoyage et de traitement des effluents et leurs effets environnementaux doivent aussi être pris en compte.
L’electropolissage est une technique de polissage et d’ébavurage réalisé grâce à un courant électrique qui érode les ions métalliques des pièces même les plus complexes. En les plongeant dans un bain électrolytique, les aspérités à haute densité de courant sont érodées préférentiellement et proportionnellement au courant appliqué.
Après avoir retiré ces microporosités, le métal révèle sa structure cristalline en présentant une surface nivelée et brillante. Au-delà du côté esthétique, ce sont surtout ses propriétés de nettoyages et de résistance qui sont grandement améliorés.

(source : Electropolissage des Aciers Inoxydables – Euro Inox, Série Matériaux et Applications, Volume 11)
Une Conception Hygiénique réduisant l’impact environnemental.
Une étude* de 2008 des Chambres d’Agriculture de Dordogne et de Gironde évaluait la pollution des différents types de cuves utilisés dans des chais (Béton, Bois, Revêtement epoxy, fibre de verre, inox 2B et inox electropoli). Plus la quantité et l’adhérence des dépôts sur les parois sont fortes plus la quantité d’eau nécessaire au lavage est importante, l’importance des dépôts entraine également une plus grande pollution des eaux de lavages. L’inox electropoli, ou recuit, apparait dans cette étude comme étant le matériel nécessitant le moins d’eau et entrainant le moins de pollution, avec des variations allant de 1 à 4 avec les autres matériels.
Volume d’eau utilisés et charges polluantes par type de cuve (extrait - *Choix des Récipients Vinaires – A. Desenne, J.M. Maron, J.M. Jacob - 9/4/2008) :
|
Type de Cuve |
Importance des Dépôts |
Résistance au Décollement |
Volume d’eau utilisé (l/100 hl) |
Flux de Pollution (g de DCO/100 hl) |
|
Béton Brut |
Forte |
Forte |
133 |
1567 |
|
Bois |
Forte |
Forte |
107 |
1808 |
|
Inox 2B |
Moyenne |
Moyenne à Forte |
101 |
1040 |
|
Inox electropoli |
Faible |
Faible |
34 |
672 |
Si l’incidence organoleptique n’est pas la même pour les matériels d’embouteillages, les problématiques environnementales sont similaires. L’utilisation de l’inox electropoli , grâce à ses propriété antiadhésives, anticontaminantes et à la facilité de nettoyage, contribue à la diminution des risques de contaminations microbiennes ainsi qu’à la réduction de la quantité de produits d’hygiènes employées, les pièces en contact avec les liquides devant recevoir une sanitation après chaque utilisation.
Inventaire des principaux faux goûts liés au manque d’hygiène ou au matériau :
|
Odeurs - goûts |
Origine |
Causes |
|
Rance |
Bactérien |
Hygiène de la cuverie, béton brut, support basique |
|
Butyrique |
Bactérien |
Fermentation et/ou hygiène de la cuverie |
|
Moisi |
Champignons, Botrytis |
Végétal et/ou hygiène de la cuverie |
|
Animal |
Brettanomyces |
Raisin et/ou hygiène de la cuverie |
|
Croupi |
Bactérien |
Hygiène de la cuverie |
|
Styrène |
Chimique (polyester stratifié) |
Absence d'étuvage de la cuve |
|
Aldéhyde benzoique (odeur de punaise, amende amère) |
Chimique (Epoxy) |
Risque de solvant dans la composition de l'époxy |
(source : Electropolissage des Aciers Inoxydables – Euro Inox, Série Matériaux et Applications, Volume 11)
(source - Choix des Récipients Vinaires – A. Desenne, J.M. Maron, J.M. Jacob - 9/4/2008)
Renforcement de la dureté de l’inox et de sa résistance à la corrosion.
Le choix de GAI France pour l’utilisation de l’inox electropoli dans ses machines d’embouteillages et d’étiquetage s’inscrit directement dans ces préoccupations d’hygiène et d’environnement, par l’emploi de matériaux limitant le dépôt et l’accrochage des particules.
De plus le renforcement de la dureté de l’inox par electropolissage augmente également sa résistance à la corrosion et donc la longévité des pièces et machines traitées, allant dans le sens du développement durable.
L’usine GAI traite elle-même les pièces de ses machines, disposées sur des présentoirs, elles sont par la suite trempées dans différents bacs.
GAI France s’engage ainsi dans l’amélioration du système de management environnemental de ces clients par sa certification ISO 14001 dont la démarche est d’Innover, de Diminuer les dépenses et d’anticiper les risques environnementaux.
Voir le catalogue GAI France
Visiter le site GAI France
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L’emballage occupe une situation centrale dans la transmission de la chaine de valeurs de l’entreprise. Un packaging doit satisfaire un grand nombre d’exigences ou de fonctions, entre autres la reconnaissance du produit dans les stocks des plateformes de distribution mais surtout sur les linaires, où cette reconnaissance favorise l’acte d’achat et la fidélisation au produit. Il ne faut pas oublier aussi que le consommateur n’a que quelques secondes pour décider l’achat.
Un bon emballage comporte aussi un coté séduction et transmet bien d’autres valeurs : esthétisme, praticité, “eco-friendly”, valeur de la marque et de son éthique.
L’emballage valorise aussi l’acheteur et le consommateur par le biais de leurs besoins d’accomplissement, d’appartenance, d’estime de soi, et de sécurité,
Choisir un emballage carton pour bouteilles de bière et la communication imprimée demande donc quelques réflexions et connaissances.
D’une manière générale et légale, on distingue quatre types d’emballages :
1 - L’emballage primaire (souvent une Unité de Vente Consommateur UVC) Il est au contact du produit. Dans le secteur de la bière on trouve des bouteilles en verre, des cannettes, céramique, ..
2 - L’emballage secondaire (peut être aussi une UVC : carton compact, carton ondulé, ..)
3 - L’emballage d’expédition (dans le cas des Prêts A Vendre il est aussi un support de vente : Carton Ondulé, ..)
4 - L’emballage de transport (charges palettisées ou en Boxes ou Emballages de présentation sur les lieux de vente)

Emballage Secondaire & Emballages d'expéditions et de Transports des Bouteilles (Modulo) - Crédit : Smurfit Kappa
Chacun de ces types d’emballage pouvant être un :
A - Emballage à usage unique (one way) ou réutilisé plusieurs fois
B - Emballage Actif pour améliorer la conservation du produit contenu et son intégrité
C - Emballage Intelligent et actif avec la particularité de donner de l'information sur le produit, sa température, le respect de la chaine du froid, son origine, la sécurité du produit et sa conformité, et enfin l’assurance que le produit contenu est bien celui promu par l’habillage.
Chacun de ces types d’emballage devant répondre à quatre niveaux d’exigences:
I - Technique et logistiques :
- Protéger l’intégrité du produit contenu de la lumière, des contaminations de toutes sortes, et des chocs et surcharges sur les circuits logistiques.
- Permettre l’encaissage et la mécanisation
II - Commercial et Marketing :
- Être reconnu dans les stocks, les plateformes et par identifié par le consommateur sur les linéaires. Un produit non reconnu crée des ruptures de présence sur les linéaires, pertes de vente.
- Informer, communiquer, séduire, le consommateur, être un avocat muet du produit et de la marque.
- ….
III - Environnemental et légal :
- Respecter les législations en cours, ECO-Conception,
- Favoriser le choix de matériaux réellement recyclables,
- Utiliser la juste quantité de matériau en surface et en poids.
IV - Usage : utilisateurs intermédiaires et consommateurs finaux :
- Permettre l’ouverture facile
- Permettre la remise à plat pour l’évacuation vers le recyclage de la matière première.
Dans le secteur Brassicole, les plus grandes variétés de packagings se situent parmi les emballages secondaires.
Parmi eux on distingue :
- les cavaliers se clipsant sous les capsules (collerettes, neck-lock, carriers)
- packs, hyper-pack, multi-pack de 2 à 48 bouteilles (packs plus ou moins fermés) (dont les Calendriers de l'Avent Bière)
- les coffrets et autres emballages premium
- les packagings fantaisies
- les packagings a offres multiple ou conjointes : bouteilles + verres, bouteilles et sous-bocks, bouteilles et objets publicitaires, offres conjointes (Bière + Picon), .....
Galerie d'Emballages Cartons :
Nous aborderons ces différents types d'emballages utilisable en brasserie dans nos prochains articles :
I - Les Collerettes, Clips, Poignées et autres Emballages Portables
II - Packs, Hyper-Packs, Multi-Packs
Hors-Série : III - En Avent la Bière! La vague de fond des Packagings Calendriers de l’Avent
IV - les Coffrets et Autres Emballages Premiums
V - Présentoirs de Comptoir pour la Bière
Retrouvez tous les emballages cartons dans le catalogue Smurfit Kappa
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Le conditionnement de boissons carbonatées ou fermentées en bouteilles en verre impose un ensemble strict de mesures destinées à garantir la conformité mécanique du contenant, la stabilité du bouchage et la sécurité opérationnelle. Le verre, matériau amorphe présentant une résistance intrinsèque élevée mais sensible aux défauts de surface, doit être manipulé selon des procédures rigoureuses pour éviter toute amorce de rupture susceptible d’entraîner une défaillance sous pression interne.
1 - Contraintes mécaniques et comportements du verre sous pression
1.1 - Pression interne et limites mécaniques
La résistance à la pression d’une bouteille est définie par :
- sa géométrie (profil du corps, rayon d’épaulement, épaisseur des zones critiques),
- la qualité du verre (homogénéité, absence d’inclusions),
- les traitements de surface internes et externes,
- l’absence de défauts mécaniques superficiels,
- et la stabilité dimensionnelle du goulot (indispensable au bon sertissage).
Les pressions usuelles observées en bière (2,0 à 6,0 bar à 20°C) doivent être comparées à la pression nominale de résistance de la bouteille, généralement mesurée en test d’éclatement (burst test).
Un défaut de surface de quelques microns peut abaisser la résistance mécanique de 30 à 70 %, selon sa nature et sa localisation.
1.2 - Modes de rupture
Les ruptures peuvent être :
- circonférentielles → généralement causées par surcharge interne ou défaut de tension dans le corps,
- longitudinales → fréquemment liées à un choc ou rayure verticale,
- localisées au fond → défauts de moulage, amorces thermiques, inclusions,
- localisées au goulot → déformations, chocs, mauvais sertissage.
La plupart des ruptures sont précédées par une micro-fissuration due à une agression mécanique initiale.
2 - Agressions de surface : nature, risques et prévention
2.1 - Rayures
Les rayures constituent un affaiblissement majeur. Elles se produisent :
- sur convoyeurs métalliques non lubrifiés,
- sur guides mal réglés,
- lors de frottements bouteille/bouteille.
Une rayure profonde peut réduire la tenue mécanique jusqu’à entraîner une rupture instantanée lors du sertissage.
2.2 - Chocs
Le verre est particulièrement sensible aux impacts ponctuels (chocs Hertzian).
Les chutes ou collisions provoquent des micro-fractures invisibles à l’œil nu, mais détectables en rétro-éclairage ou au palpage.
2.3 - Abrasions externes
L’utilisation de brosses dures, de solvants abrasifs ou de nettoyants alcalins non adaptés peut supprimer les traitements de surface (coatings) essentiels à la glissance et à la résistance à la rayure.
3 - Traitements de surface et préservation
Les bouteilles industrielles sont généralement équipées de :
- traitement interne (souvent au SOx ou équivalent) pour la résistance chimique,
- traitement externe (polyéthylène, silanes ou équivalent) pour réduire les frottements et les agressions mécaniques.
Toute abrasion ou lavage agressif diminue l’efficacité de ces traitements et augmente les risques de rupture.
4 - Processus amont : déhoussage, dépalettisation, inspection
4.1 - Déhoussage
- Interdiction absolue de contact de la lame avec les bouteilles.
- Découpe exclusivement sur le rabat supérieur du coiffant.
- Retrait progressif pour éviter les chutes latérales.
4.2 - Dépalettisation
- Utiliser une pince de dépalettisation quand possible pour éviter glissements et impacts.
- Interdire la poussée manuelle de groupes de bouteilles.
- Rejeter immédiatement tout article suspect (chute, bruit d’impact, marque inhabituelle).
4.3 - Inspection
- Vérifier la conformité géométrique selon le plan technique : diamètre, hauteur, circularité, dimensions du goulot, zone d’appui capsule.
- Contrôle visuel systématique :
- bulles > 1 mm,
- pierres (inclusions),
- fissures de moule,
- tensions internes visibles au polarimètre (si équipement disponible).
- Conserver les étiquettes de palette dans l’ordre pour assurer la traçabilité par lot.
5 - Préparation avant conditionnement
Même lorsque les bouteilles sont livrées propres, un nettoyage interne reste indispensable.
5.1 - Rinçage ou soufflage
Objectifs :
- élimination de poussières,
- élimination de micro-fragments de carton ou plastique,
- suppression de contaminations particulaires (verre minuscule, abrasifs).
5.2 - Température
Il est recommandé d’équilibrer la température des bouteilles avant remplissage pour éviter :
- chocs thermiques,
- condensation excessive affectant l’étiquetage.
6 - Bouchage et tenue mécanique
Le bouchage représente l’un des points les plus critiques du process.
6.1 - Paramètres du sertissage
- force de sertissage,
- profondeur d’engagement,
- circularité du sertissage,
- absence de déformation du col.
Un mauvais sertissage peut entraîner :
- fuite de CO₂,
- surpression interne du fait d’une mauvaise libération du dégazage résiduel en cave,
- rupture du goulot.
6.2 - Compatibilité capsule / goulot
- Respect strict du diamètre nominal,
- Absence de bavure sur la bague,
- Vérification du profil de gorge du goulot.
7 - Habillage / Étiquetage
7.1 - Compatibilité adhésive
La colle ou l’adhésif doit être compatible avec une tension superficielle ≥ 38 dynes.
Toute modification de :
- colle,
- fournisseur,
- type d’étiquette,
oblige à un test d’adhésion sur la surface traitée.
7.2 - Zones étiquetables
Les surfaces aptes à l’étiquetage sont définies sur le plan.
Étiqueter hors zone peut provoquer :
- décollement,
- bullage,
- interférence avec les traitements de surface,
- mauvaise tenue en chaîne de conditionnement.
8 - Points avancés recommandés
8.1 - Analyse des défauts post-production
En cas de rupture, procéder à :
- une analyse fractographique (origine, propagation),
- la localisation du point d’amorce,
- la mesure de la profondeur de défaut initial.
8.2 - Lubrification des lignes
Une lubrification incorrecte augmente le frottement, donc les rayures.
Utiliser des lubrifiants compatibles avec les traitements de surface du verre.
8.3 - Contrôle des pressions en cave
Le contrôle de la température de fermentation / refermentation est essentiel : 1°C de variation peut modifier la pression interne de 0,2 à 0,3 bar selon la teneur en CO₂.
8.4 - Stockage des bouteilles pleines
Éviter :
- les zones à fort rayonnement solaire,
- les variations thermiques rapides,
- les vibrations prolongées.
Les différents paramètres pouvant influer sur la pression à l’intérieur des bouteilles
Importance du pourcentage de dégarni (espace de tête) et du niveau effectif de remplissage
- Détails
- Catégorie : Conseils et techniques
Cette première partie présente les Obligations et Mentions légales en matières d'étiquetages des Bouteilles de Bières.
Dans une seconde partie nous aborderons les autres points susceptibles d'améliorer vos étiquettes de bières et d'aider le consommateur à faire leur choix.
L'étiquetage des bouteilles de Bières se conforme au Code de la Consommation, les informations sur les étiquettes doivent être claires et compréhensibles, loyales et précises, pour ne pas induire en erreur le consommateur.
- Les Mentions Obligatoires des Bouteilles de Bière devant être visible
- Les Indications devant être présentes dans le même espace visuel
- Les Autres mentions et pictogrammes

Les Mentions Obligatoires devant être visible :
- Dénomation de la denrée - Décret 92-307 consolidé le 4 octobre 2017 :
1. La dénomination "bière" est réservée à la boisson obtenue par fermentation alcoolique d'un moût préparé à partir du malt de céréales, de matières premières issues de céréales, de sucres alimentaires et de houblon, de substances conférant de l'amertume provenant du houblon, d'eau potable. Le malt de céréales représente au moins 50 p. 100 du poids des matières amylacées ou sucrées mises en oeuvre. L'extrait sec représente au moins 2 p. 100 du poids du moût primitif.
Des herbes aromatiques ou des épices naturelles peuvent être ajoutées à la bière si l'adjonction de ces ingrédients ne confère pas au produit final de manière perceptible les caractéristiques aromatiques typiques de ces ingrédients. Les ingrédients ajoutés sont mentionnés dans l'étiquetage du produit.
2. La dénomination "bière de fermentation lactique" ou "Gueuze" est réservée à la bière qui fait l'objet d'une fermentation lactique au cours de son processus d'élaboration.
3. La dénomination "bière sans alcool" est réservée à la bière qui présente un titre alcoométrique acquis inférieur ou égal à 1,2 p. 100 en volume, à la suite d'une désalcoolisation ou d'un début de fermentation.
4. La dénomination "bière à ..." complétée par la nature de l'ingrédient mis en œuvre, est réservée à la bière élaborée par addition ou macération de matières végétales ou d'origine végétale ou de boissons alcoolisées ou de miel. Ces ingrédients ne doivent pas excéder 10 p. 100 du volume du produit fini. L'ajout de boissons alcoolisées ne peut entraîner une augmentation du titre alcoométrique acquis final supérieure à 0,5 p. 100 en volume
5. La dénomination "bière aromatisée à ..." est réservée à la bière aromatisée par des arômes définis à l'article 3 du règlement (CE) n° 1334/2008 du 16 décembre 2008.
6. La dénomination "panaché" est réservée à la boisson présentant un litre alcoométrique inférieur ou égal à 1,2 p. 100 en volume et exclusivement constituée d'un mélange de bière et de boisson gazeuse aromatisée sans alcool.
Article 2 - La mention " bière de garde " est réservée à la bière qui, après sa fermentation primaire, a subi une période de garde d'une durée de 21 jours minimum.
La mention " pur malt " est réservée à la bière obtenue par fermentation alcoolique d'un moût préparé uniquement à partir de malt de céréales.
- Quantité Nette :
quantité nette du produit exprimé en volume pour les liquides
- Degré alcoolémique :
le titre alcoométrique volumique acquis pour les boissons titrant plus de 1,2% d'alcool en volume
- Mode d'emploi :
lorsque son absence rendrait difficile un usage approprié de la bière
-
Pictogramme "Femmes Enceintes" :
peut être remplacé par une phrase d'information : "La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l'enfant"
Les indications obligatoires suivantes doivent être présentes dans le même espace visuel :
- Allergènes éventuels :
Les ingrédients allergènes doivent être mis en relief
- Nom ou raison sociale et adresse de l'exploitant du secteur alimentaire (fabricant, embouteilleur) :
Il doit être situé dans l'Union Européenne, si le conditionnement est effectué par un prestataire, veuillez indiquer les coordonnées du centre d'emballage.
MAJ 2019 : Amendement L421-10 12/19 : "Le nom et l'adresse du producteur de bière sont indiqués en évidence sur l'étiquetage de manière à ne pas induire en erreur le consommateur quant à l'origine de la bière, d'une manière quelconque[...] Les mentions de l'étiquetage, y compris le nom commercial ne sauraient faire apparaitre un lieu différent du lieu de production réel de la bière"
- Pays d'origine ou lieu de provenance :
Si son omission est susceptible d'induire en erreur les consommateurs sur le pays d'origine ou le lieu de provenance réel de la bière.
- Numéro de lot :
Dénomination libre, sert à des fins de traçabilité
- la Date de durabilité minimale :
La mention choisie doit figurer en toutes lettres
Les Autres Mentions et Pictogrammes :
- Ingrédients :
Le règlement européen permet au secteur des boissons alcoolisées de ne pas faire figurer ces informations en dessous de 1,2% d'alcool. Pourtant il est préférable et utile de les mentionner aux consommateurs, la liste des ingrédients doit être complète et par ordre d'importance décroissante, y compris additifs et arômes, mais aussi CO2 alimentaire qui aurait pu être ajouté (ne concerne pas le CO2 récupéré de la fermentation, ni utilisé lors de l'embouteillage). N'oubliez pas non plus d'indiquer le type de houblon utilisé pour les consommateurs avertis.
-
Le logo Point Vert :
il permet d'être reconnue comme une entreprise soutenant le recyclage, il doit être apposé sur les emballages et/ou suremballages mis sur le marché français et concernés par les dispositions du Code de l'environnement (R 543-53 et suivants).
-
Logo Triman :
il signifie que le produit ou l'emballages peut et doit être trié (contrairement au Ruban de Möbius), les emballages en verre en sont dispensés
- Les Mentions réglementées
- Artisanal : loi n°96-603 du 5 juillet 1996, produit qui doit être fabriqué par un artisan, inscrit au Repertoire des Métiers et pépondant aux exigences de qualification professionnelle
- biologique : produits issus du mode de production biologique et certifiés par un organisme de contrôle agréé
- pur : terme limité à certains produits (pur jus)
- campagne, fermier, paysan : attention à la prise en compte du caractère fermier lié à l'exploitation agricole
- maison ou fait maison : le produit est préparé de manière non industrielle, sur le lieu de vente
- à l'ancienne, traditionnel : produit fabriqué selon des usages anciens répertoriés. Pas d'additifs
- naturel : produit non transformé, non traité, tel qu'on le trouve à l'état naturel
- du terroir : signifie l'utilisation de matières premières obtenues à partir de procédés de fabrication, issues d'une aire géographique restreinte. Privilégier l'origine géographique ou le terme fermier (existence d'un circuit intégré à la ferme, préparations devant être réalisées suivant des méthodes de production traditionnelles avec des ingrédients provenant principalement de l'exploitation).
A noter que la taille minimale des caractères est de 1,2 mm pour toutes les mentions obligatoires sauf le volume net.
Seconde Partie : Aider et Eduquer le Consommateur !
Source :
DGCCRF : Étiquetage des denrées alimentaires
Legifrance : Code de la Consommation
Brasseurs de France : Brasser et vendre une biere dans le respect de la reglementation de Muriel Slawyk
Eco Emballages : La charte graphique Point Vert
Eco Emballages : La sinalétique Triman
INPES : Zéro alcool pendant la grossesse : des messages sanitaires pour informer dés le 3 octobre 2007
DGCCRF - Tout savoir sur l'étiquetage des bières
Décret n°92-307 portant application de l'article L.412-1 du Code de la consommation en ce qui concerne les bières - Version consolidée au 04 octobre 2017
Décret no 2016-1531 du 15 novembre 2016 relatif à la composition et à l'étiquetage des produits brassicoles
Règlement (UE) n°1169/2011 du 25 octobre 2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires
Loi n°96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement du commerce et de l'artisanat (article 21-III de la loi)
Décret n° 98-247 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au répertoire des métiers
Modifications Octobre 2021




































































































